MONGINOT Pauline


Histoire - Histoire de l’art
Contact : pauline.monginot@gmail.com

Sujet de thèse

« Être artiste malgache au XXè siècle : création d’une identité sociale et esthétique dans les Hautes-Terres »

Directeur : Faranirina Rajaonah (CESSMA - Université Paris 7 Diderot) et Alain Bonnet ( LARHRA – Université de Grenoble 2)

Communications

- « L’océan indien des artistes malgaches : création d’un "monde de l’art" ? Réflexion autour de l’exposition Razana & Vina,1999-2001 », Séminaire Histoire des sociétés de l’Océan Indien Occidental, organisé par Samuel Sanchez et Violaine Tisseau, Université Paris-Diderot, 19/03/15 Paris.
- « Aux frontières de l’art malgache : étude de l’espace circulatoire des peintres au 20ème siècle », séminaire Artlas organisé par Béatrice Joyeux-Prunel et Olivier Marcel, ENS, 19/02/15 , Paris.
- « Lire la ville pour comprendre les artistes d’Antananarivo :Approche méthodologique de l’histoire de l’art malgache au 20ème siècle », Séminaire Afrique Océan Indien organisé par Jean-Luc Martineau et Didier Nativel, Paris-Diderot Inalco, 16/02/15 , Paris.
- « Histoire des mobilités d’artistes dans la première moitié du 20è siècle », Table ronde La peinture malagasy et le contexte culturel du 20ème siècle, Académie Malgache, 17/10/14, Antananarivo.
- « Trouver sa place dans la ville : les artistes à Antananarivo au 20è siècle », Colloque Arts et territoires. Les espaces de la création contemporaine africaine en question, 28-29/09/14 , Ouagadougou
- « Circulation officielles et circulations en creux : quelles trajectoires pour les plasticiens malgaches dans la 1ère moitié du 20ème siècle ? » , GIS Afrique, Atelier Circulations culturelles en Afrique subsaharienne (XXe-XXIe siècles) : modalités, acteurs et impacts , organisé par Nativel D, 1-2-3/07/14, Bordeaux.
- « Art colonial et patrimoine malgache » , Séminaire Patrimoine et colonisation, organisé par Caroline Herbelin et Colette Zytnicki, Toulouse le Mirail, 18/01/14, Toulouse.
- « La figure de l’artiste plasticien à Madagascar : entre artiste démiurge et artisan. Essai de définition », Journée de l’Espace Chercheurs de l’Université d’Ankatso, 18/07/13, Antananarivo.
- « Voyage sur la Grande Île : entre apprentissage et enseignement. Les Lauréats du Prix de Madagascar. » Festival National d’Histoire de l’Art, 1-3/06/12, Fontainebleau.
- « L’Ecole des Beaux-arts de Tananarive : essai colonial d’éducation artistique » Journée d’études des doctorants du laboratoire SEDET, 30/11/11, Paris
- « La foire d’échantillon de 1923 : premiers pas vers une institutionnalisation du marché de l’art à Madagascar ? », Colloque Vendre, promouvoir et éduquer : expositions et sociétés dans les colonies françaises de 1830 aux indépendances, dir Houssais L. Jarrassé D., 3-4/11/11, Bordeaux.

Publications

« Les Ateliers d’arts appliqués malgaches : une transmission artistique dans la France coloniale », Art et Transmission, dir. Noirot J. et Lavie J., PUR, 2014

Résumé de thèse

Cette thèse propose d’analyser la trajectoire d’artistes plasticiens malgaches au sein d’une société qui voit émerger, avec l’introduction de l’art occidental au 19ème siècle, une alternative à la figure de l’artisan. Si la peinture figurative réaliste s’implante à Antananarivo dès 1826, notre étude ne débute qu’à la fin des années 1880, période où les étrangers s’implantent définitivement au Royaume de Madagascar. Alors que le parallélisme entre l’histoire de la peinture et celle de la présence étrangère enjoint à considérer les Beaux-arts comme un moyen d’occidentaliser la culture malgache, l’hypothèse vérifiée dans ce travail est que la peinture devient, pour la société Merina, un enjeu de définition des identités. Non seulement elle participe à la détermination d’une malgachitude fédératrice, mais elle est en plus utilisée pour affirmer les ascensions sociales au sein de la hiérarchie merina, à jamais figée par la chute du Royaume de Madagascar.

L’identification des artistes plasticiens ainsi que l’analyse de leur intégration à la société merina constituent l’approche privilégiée pour étudier la place de l’art dans les villes des Hautes-Terres malgaches. Retracer leurs parcours nous amène à constater leur navigation perpétuelle entre deux référentiels, européen et malgache, et les stratégies développées pour évoluer conformément aux normes imposées par les politiques culturelles coloniales d’une part et les usages attribués à l’art dans la société merina d’autre part. L’étude des oeuvres en tant que telles permet d’interroger la construction de collections patrimoniales privées et publiques ainsi que de révéler l’identité revendiquée par les artistes au travers d’une iconographie relevant à la fois d’une esthétique malgache idéale et imaginée et d’un accord avec les attentes d’exotisme et d’authenticité du marché européen. De plus, se focaliser sur les itinéraires de certains artistes permet d’envisager la notion d’individualité au sein d’un véritable monde de l’art caractérisé par des circulations régionales et transnationales intenses. Cette approche réticulaire autorise alors de réinscrire l’histoire de l’art malgache dans une perspective plus globale.






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