CHANDELLIER Armelle - CESSMA - Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques

CHANDELLIER Armelle


Histoire / Histoire de l’art
Titulaire d’un contrat doctoral de l’INALCO
Contact : a.chandellier27@gmail.com


Sujet de Thèse

« Les prémices de l’art contemporain chinois - Les Artistes et le Pouvoir en République Populaire de Chine de 1976 à 1989. »

Directrice : Françoise KREISSLER (CESSMA - INALCO)

Communications

• “ Les relations art et pouvoir en République Populaire de Chine (1976 – 1989) ”, ENS Tunis, Tunisie, 13 février 2016.
• “ Les artistes indépendants et le pouvoir en République Populaire de Chine (1976 – 1989)”, Université d’été de Valence, Espagne, 30 mai - 03 juin 2016.
• “Art and Politics in the People’s Republic of China from 1976 till 1980 : Study of the journal Fine Arts (Měishù 美术)”, New European Research Conference to Contemporary China (NERCC), Beijing, China, 5 – 6 July, 2016

• « L’art contemporain chinois ou le manifeste d’une construction identitaire en marche ? », GIS Asie 5ième Congrès Asie et Pacifique, 9 septembre 2015. Voir http://congresasie2015.sciencesconf....

• « La représentation de Mao Zedong dans l’art contemporain chinois ou le symptôme d’un malaise national », Université Paris 7, 25 septembre 2015. Voir http://calenda.org/337747

Résumé de thèse

La mort de Mao Zedong 毛泽东 (1893 – 1976), permet de rythmer l’histoire de la Chine communiste en deux volets distincts mais non moins complémentaires. La phase de 1949 à 1976 est celle de la construction du socialisme avec la dynamique d’une révolution utopiste aboutissant à la disparition complète de la société aspirée par l’État totalitaire. Au 1ier octobre 1949, alors date de la naissance de la République Populaire de Chine (RPC), il est primordial pour le Parti Communiste Chinois (PCC) de créer une structure à l’échelle nationale qui puisse englober toutes les démarches dans le domaine de la culture afin de « faciliter la réalisation des travaux, l’entraînement des personnes de talent, la démocratisation et les réformes » (Galikowski Maria, 1998). La création artistique est alors totalement institutionnalisée et instrumentalisée au service de l’idéologie. L’objectif est de substantialiser le maoïsme par l’iconographie afin de rendre matériellement présent le pouvoir politique.

La seconde phase caractérisée par cette nouvelle ère de « Réformes et d’ouverture » est essentiellement animée par une quête éperdue de modernité. Cet élan est également ponctué par le massacre de Tiananmen en 1989 qui met alors un coup d’arrêt à cette illusion des réformes. Ainsi, la période 1976 – 1989, se caractérise par un processus de déconstruction idéologique où la mort du Grand Timonier en a constitué le point de départ. Dans la création artistique, ce « désenchantement du maoïsme » se caractérise par une remise en cause du réalisme-socialiste et par une inspiration, désormais sans retenue, pour les mouvements artistiques occidentaux.

L’objectif de cette thèse est d’étudier, grâce à une interdisciplinarité focalisée sur les sciences historiques et sociales, le fonctionnement et l’évolution du régime chinois à travers un domaine particulier des relations entre le pouvoir et la société au cours de la période 1976 – 1989. Le choix des artistes peut donc paraître un peu incongru à cet égard, et pourtant, de bonnes raisons permettent de justifier pleinement ce sujet et parmi celles-ci : la place cruciale des artistes dans un régime totalitaire.