Economie morale, morale de l’économie


Face au règne hégémonique d’un capitalisme financier globalisé particulièrement brutal, la quête manifeste d’une autre économie sociale, solidaire, alternative se développe aujourd’hui. Quelles sont les limites de l’exploitation tolérable et les contestations possibles ? Cette question, ancienne et toujours renouvelée, interroge la légitimité de l’accumulation et les conditions morales de la redistribution : elle est abordée ici à travers différentes époques et en différents lieux. Il en ressort une extrême tension entre le poids des formes multiples d’exploitation et l’aspiration morale de plus en plus réitérée d’en sortir et d’y échapper.

LES AUTEURS

Bernard Castelli, économiste à l’Institut de recherche sur le développement - Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (IRDCESSMA), a travaillé en Argentine, Colombie et Équateur. Ses travaux portent sur l’économie financière de ces pays dans sa double dimension légale et illégale.
Isabelle Hillenkamp, socioéconomiste à l’IRD-CESSMA, a travaillé au Mexique, en Bolivie et au Brésil. Ses travaux portent sur l’économie populaire solidaire en Amérique latine, à partir d’enquêtes attentives aux liens entre pratiques économiques et rapports sociaux.
Bernard Hours, anthropologue associé au CESSMA, s’est penché sur les cargocults (Vanuatu) puis sur les systèmes de santé (Cameroun, Bangladesh, Laos, Vietnam) avant de se tourner vers l’humanitaire, les ONG et la gouvernance globale.

Ont participé à cet ouvrage : Bernard Castelli, María Soledad Córdoba, Antoine Heemeryck, Valeria Hernández, Isabelle Hillenkamp, Bernard Hours, Cem Özatalay, Delphine Pouchain, Monique Selim, Jean-Michel Servet.